samedi 9 juin 2018

Lettre ouverte à la Communauté Internationale



Malgré les multiples mises en garde de la Communauté Internationale, de la société civile et de plusieurs
partis de l’opposition, le régime actuel a mis en place, au vu et au su de tous, un appareil électoral qui
conduit Madagascar vers une nouvelle crise pré et post électorale certaine.
Pour preuve, les éléments cités ci-après constituent autant de raisons qui peuvent conduire vers une
situation de crise, car la tenue d’une élection démocratique, libre et transparente risque d’être compromise:

•  La Constitution actuelle est source de conflit car non acceptée par tous et non reconnue par la
Communauté Internationale.

•  Le Président actuel, Hery Rajaonarimampianina, issu du régime putschiste, continue de bafouer
toutes les règles démocratiques ainsi que les recommandations de la feuille de route pour la sortie
de crise à Madagascar.

•  Les lois électorales ont été votées dans des conditions inacceptables.de haute corruption. Les
autres lois votées dernièrement n’ont pas tenu compte du principe d’inclusivité recommandée par la
Communauté Internationale. Depuis, les manifestations de contestation se multiplient et gagnent
toutes les villes.

•  La machine électorale est entre les mains du régime :

- Les membres clés de la Commission Electorale Nationale “Indépendante” (CENI) sont
issues du régime actuel,

- Les élus, maires et chefs de quartier (fokontany), chargés d’organiser des élections ont été
remplacés par des responsables désignés par le régime,

 - La société civile n’a aucune visibilité sur la liste électorale, savamment verrouillée par
le régime pour éviter toutes éventualités de “bombe” de contestations.

-  La Haute Cour Constitutionnelle chargée d’appliquer les lois, impose une restructuration du
gouvernement mêlant régime et opposition.

• Les forces de l’ordre, à la solde du régime, menacent la mise en place d’un directoire militaire.

Nous, société civile, épris des valeurs démocratiques et soucieux d’une réelle sortie de crise pour
Madagascar, appelons la Communauté Internationale et particulièrement les garants de la feuille de route et
des futures élections à Madagascar, à savoir la SADC et la Mission de suivi des élections, à aider
Madagascar à revoir tout le dispositif du système électoral. Il faut urgemment:

1. procéder à l’audit du système électoral actuel;

2. garantir l’inclusivité des candidatures suivant la préconisation du Parlement Européen dans sa
résolution en date du 16 novembre 2017 ;

3. soutenir une médiation malgacho-malgache conduite par une organisation crédible, neutre et
acceptée par tous pour la mise en place d’un gouvernement transitoire chargé uniquement
d’organiser des élections acceptées par tous dans les plus brefs délais ;

4. associer toutes les plateformes de la société civile dans les décisions et accords concernant les
élections ;

5. corriger l’organisation de la CENI afin de garantir sa neutralité avant, pendant et après les élections ;

6. maintenir les exigences de la feuille de route de sortie de crise pour Madagascar ;

7. exiger la réouverture de toutes les stations de radios et TV fermées après le coup d'Etat de 2009 ;

8. garantir le respect de la liberté d'expression et celui des droits civiques et politiques de tous les
citoyens.

Inutile de rappeler que la situation de crise cyclique dans laquelle est plongé le pays, réduit
considérablement les chances d’une amélioration des conditions de vie des 24 millions de malgaches.
Madagascar ne pourra s’en sortir qu’avec le concours des partenaires internationaux.


GTT INTERNATIONAL – Collectif de la Diaspora

dimanche 13 mai 2018

FFKM présente la convention pour la sortie de crise à Madagascar

Le FFKM présente une convention politique et notamment une refondation nationale basée sur une nouvelle constitution en vue de la 5 ème république.

ffkm2018
Vers l’avant

vendredi 11 mai 2018

Déclaration du président Ravalomanana à la Communauté Internationale



L'Ambassadeur Ramtane Lamamra, Haut Représentant de l'UA conclut sa Mission à Madagascar

http://www.peaceau.org/fr/article/ramtane-lamamra-haut-representant-de-l-ua-conclut-sa-mission-a-madagascar-1



Antananarivo, le 11 mai 2018 : Dans le cadre des efforts de l'Union africaine (UA) visant à accompagner Madagascar sur la voie du renforcement de la paix, la sécurité, la stabilité et la réconciliation nationale dans le pays, le Président de la Commission de l'UA, Moussa Faki Mahamat, a dépêché à Antananarivo, du 7 au 11 mai 2018, l'Ambassadeur Ramtane Lamamra, Haut Représentant de l'UA. Cette mission s'inscrivait dans la continuité de la mission précédente qu'il a entreprise du 20 au 23 Novembre 2017.

Au cours de sa mission, le Haut Représentant s'est employé à coordonner les efforts de médiation de l'UA avec ceux des Envoyés spéciaux de la Communauté de Développement de l'Afrique australe (SADC), Joaquim Chissano, des Nations unies, Abdoulaye Bathily, et de l'Union européenne (UE), Koen Vervaeke, également déployés par leurs organisations respectives, ainsi qu'avec les Ambassadeurs et représentants des pays et organisations membres du Groupe international de Soutien à Madagascar (GIS-M) et d'autres membres du corps diplomatique.
Les Émissaires de l'UA, de la SADC, des Nations unies et de l'UE ont notamment été reçus en audience, à plusieurs reprises, par le Président de la République de Madagascar, Monsieur Hery Rajaonarimampianina. Ils se sont également entretenus avec les responsables des principales institutions malagasy, en particulier le Premier Ministre et Chef du Gouvernement, les Présidents des deux chambres du Parlement, le Président de la Haute Cour constitutionnelle (HCC) et le Ministre des Affaires étrangères, ainsi qu'avec les anciens Présidents de la République de Madagascar, Didier Ratsiraka, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina et d'autres personnalités politiques ou religieuses malagasy.
Monsieur Lamamra, en compagnie et coordination avec les émissaires de la SADC, des Nations unies et de l'UE, a tenu une autre séance d'information avec les membres du GIS-M et du corps diplomatique en vue de leur rendre compte des résultats de leur mission.
Dans le prolongement de tous ces efforts, M. Lamamra et les autres émissaires de la communauté internationale ont pu obtenir des principales parties malagasy l'ouverture de consultations politiques de haut niveau en vue du rapprochement des points de vue sur la tenue d'un projet d'accord politique devant permettre une évolution sereine et ordonnée vers la tenue de l'élection présidentielle à la date prévue par la Constitution malagasy.

lundi 23 avril 2018

Répression sanglante à Madagascar

Résultat de recherche d'images pour "crise madagascar 21 avril" (Photo: TV5Monde)


D'abord, nous condamnons fermement la violente répression qui accompagnait la manifestation  de samedi, et exprimons notre sympathie pour les victimes et leurs familles.

Arrivant à la veille des élections présidentielles et législatives de 2018, ce malheureux événement de samedi marque une étape cruciale dans le processus politique à Madagascar.

Hery Rajaonarimampianina est directement responsable des morts et des blessés inutiles de la journée d’hier et de la crise politique qui va s’enchaîner dès maintenant.

Depuis le coup d’état et l’arrivée au pouvoir en 2009 de Andry Rajoelina à la tête d’une période de transition et jusqu’à samedi, les militaires ont toujours réprimé violemment toutes les manifestations pacifiques de la population. 

La censure des médias et la corruption ont conduit à une situation de blocage occultant l’opposition et contraire aux vœux annoncés de toutes les parties.

Les lois votées par l’Assemblée sous de forts soupçons de corruption et de tricherie visaient encore à empêcher la candidature du principal adversaire, Marc Ravalomanana, président adoubé par la population mais écarté du pouvoir en 2009 par un putsch et exilé de force jusqu’en 2014. Rappelons qu'il a déjà été empêché de se présenter aux élections de 2013 et ce, malgré la feuille de route et les promesses du Groupe International de Contact pour la sortie de crise à Madagascar, le fameux GIC-M. 

Certains voulaient faire croire que l’arrivée au pouvoir de Hery Rajaonarimampianina allait mettre un terme aux crises politiques à répétition dans la Grande Ile, ce n’est manifestement pas le cas. Le régime actuel, pire que jamais, portait au contraire , en lui, tous les ingrédients de l’explosion sociale.

La Haute Cour Constitutionnelle est peut-être encore à même de désamorcer la crise en prenant la responsabilité d’enquêter réellement sur la procédure qui a conduit au vote des lois électorales contestées.


GTT International-Genève

vendredi 20 avril 2018

Signer notre pétition- Lettre ouverte à la Communauté Internationale: Non à la corruption de notre démocratiie

Signer notre pétition - Vitao ny adidinao :

https://secure.avaaz.org/fr/petition/Communaute_internationale_UEMSE_GISM_PNUD_Communaute_Internationale_Madagascar_Non_a_corruption_de_notre_democratie/?emvrBcnb&utm_source=sharetools&utm_medium=email&utm_campaign=petition-515007-Communaute_internationale_UEMSE_GISM_PNUD_Communaute_Internationale_Madagascar_Non_a_corruption_de_notre_democratie&utm_term=vrBcnb%2Bfr

Lettre ouverte à la Communauté internationale et à la Mission de suivi des élections à Madagascar
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MADAGASCAR: un régime qui bafoue les règles élémentaires de la démocratie


Malgré les mises en garde de la communauté internationale et la volonté des députés de l’opposition de mener un débat sur le fond, l’Assemblée Nationale malgache a voté, le 3 avril dernier, les textes de lois discriminatoires régissant les prochaines élections.
Ces lois visent clairement à écarter la candidature de certaines personnalités et notamment l’ancien président Ravalomanana considéré comme favori.
Les conditions autour desquelles s’est déroulé le vote, présentent de fortes suspicions de corruption témoignées par la presse et largement rapportées par les partis de l’opposition. Les députés ont saisi le Bureau indépendant de lutte anti-corruption (Bianco).
Les faits relatés ci-après compromettent gravement la tenue d’une élection démocratique, libre et transparente et contribuent à favoriser une crise pré et post électorale:
  • La veille du vote, plusieurs députés acquis au régime HVM sont convoqués en conclave dans un grand hôtel à la périphérie d’Antananarivo, aux frais de l'État, pour une distribution d’argent liquide dans le but de s’assurer de leur vote;
  • les lois votées sont  en défaveur de l’inclusivité recommandée par la Communauté Internationale;
  • le régime actuel de Hery Rajaonarimampianina, issu du régime putschiste, continue de bafouer toutes les règles démocratiques  ainsi que les recommandations de la feuille de route pour la sortie de crise à Madagascar;
  • la presse est régulièrement harcelée par le régime et plusieurs opposants sont traqués sur les réseaux sociaux dont certains sont même emprisonnés.
  • la SADC, en visite à Madagascar, a minimisé les réclamations de la société civile concernant le caractère anti-démocratique de ces lois électorales, de “querelles pré-électorales”;
Nous appelons la communauté internationale en général et particulièrement les garants de la feuille de route et des futures élections à Madagascar, à savoir la SADC et la Mission de suivi des élections, de revoir tout le dispositif du système électoral, notamment:
  1. garantir l’inclusivité pour les prochaines élections telle que le Parlement européen l’a préconisée dans sa Résolution en date du 16 novembre 2017 ;

  2. corriger l’organisation de la CENI afin de garantir sa neutralité avant les élections ;

  3. obliger tous les médias à observer strictement le principe de neutralité;

  4. réouvrir toutes les stations de radios et TV  fermées après le coup d'Etat de 2009 ;

  5. garantir le respect de la liberté d'expression et celui des droits civiques et politiques de tous les citoyens.



TARATASY MISOKATRA HO AN’NY VONDRONA IRAISAM-PIRENENA MPANARA-MASO SY MPIANTOKA NY FIFIDIANANA ETO MADAGASIKARA
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MADAGASIKARA : Tsy ekena ny fanjakana manitsakitsaka ny lalàna fototry ny demokrasia
Na dia teo aza ny fampitandremana nataon’ny vondrona iraisam-pirenena sy ny fahavononan’ny solombavambahoaka mpanohitra, dia nolanian’ny antenimieram-pirenena ny 3 aprily lasa teo ireo fehezan-dalàna feno fanavakavahana izay hifehy ny fifidianana ho avy izao.
Ireo lalàna ireo dia natao hanilihana ny sasantsasany amin’ireo kandida, anisan’izany indrindra ny filoha teo aloha Marc  Ravalomanana izay heverina ho mpifaninana tena matanjaka.
Tsy voahaja ny fepetra sy ny lamina mifehy nandritra io fandaniana lalàna io fa feno kolikoly avo lenta. Nanamafy sy nitsangana ho vavolombelon’izany ny mpanao gazety sy ireo solombavambahoaka amam-polony maro mpanohitra. Nametra- pitoriana momba io raharaha io eny amin’ny BIANCO ireto farany noho izany.
Raha araky ny zava-misy ankehitriny dia azo lazaina fa tsy ho tomombana izany fifidianana malalaka, mangarahara sy eken’ny rehetra izany. Mety hitarika korontana aza mialoha sy aorian’ny fifidianana:
  • talohan’ilay fotoana nandaniana io lalam-pifidianana io dia novorian’ny fitondrana tao amina hotely iray lehibe ivelan’Antananarivo ireo solombavambahoaka amam-polony maro mpiray petsapetsa amin’ny  fitondrana ireo. Nisy ny fizaram-bola mba hanamafisana ny tetika , ny fandaniana rehetra nandritr’io fivoriana io dia ny fanjakana no nandray an-tanana azy;
  • ireo lalàna voafidy ireo dia tsy manaja ny fandraisan’ny malagasy rehetra anjara amin’ny fifidianana, araky ny takian’ny vondrona iraisam-pirenena;  
  • ny fanjakàna misy amin’izao fotoana izao, izay tarihan’i Hery Rajaomampianina, dia tohin’ny fanjakàn’ny mpanongana tamin’ny 2009 ihany, ary mbola manitsakitsaka hatrany ny sata fototry ny demokasia sy ny tondro zotra izay natao hialàna amin’ny  fikatsoana lavareny eto Madagasikara;
  • io fanjakana io dia tsy mitsahatra ny mandrahona ny haino aman-jery , manenjika ireo mpanohitra ary ny sasany aza migadra mihitsy;
  • raha nivahiny teto Madagasikara ny vondrona SADC dia namaivaniny ny fitarainana nataon’ny fikambanan’olontsotra maro  na ‘’société civile ‘’ mikasika ny tsy maha-demokratika ireo lalàna ireo, ary novaliany hoe “ adiady kely mialoha ny fifidianana” fotsiny ny zava-nitranga.


Koa, amin’ny maha tompon’antoka anareo amin’ny tondro zotra ho an’i Madagasikara, indrindra ny fanatanterahana sy ny fanaraha-maso ny fifidianana eken’ny rehetra, dia miantso anareo vondrona iraisam-pirenena, indrindra ny SADC sy ny Iraka mpanara-maso ny fifidianana eto Madagasikara (Mission de suivi des élections à Madagascar), mba handray an-tanana mivantana izay rehetra mikasika ny fifidianana, indrindra:
  1. hiantoka ny tsy hisian’ny fanavakavahana amin’ny  fifidianana ho avy izao araky ny nohamafisin’ny parlemanta erôpeanina tamin’ ny 16 novambra 2017;.
  2. hametraka CENI vaovao, mahaleo tena, atokisan’ny vahoaka satria manome antoka fa tsy miandany mialoha amin’ny fitondrana;
  3. hanamafy fatratra sy hentitra amin’ny haino aman-jery ny fitsipika ny tsy fiandaniana amin’ny atsy na ny aroa;
  4. handidy ny fitondrana hanokatra ireo onjam-peo radio sy televiziona rehetra zay nohidina tamin’ny fanonganam-panjakana tamin’ny taona 2009;
  5. hiantoka ny fahafahana maneho hevitra sy ny fanajana ny zo-politikan’ny tsirairay.


https://secure.avaaz.org/fr/petition/Communaute_internationale_UEMSE_GISM_PNUD_Communaute_Internationale_Madagascar_Non_a_corruption_de_notre_democratie/?emvrBcnb&utm_source=sharetools&utm_medium=email&utm_campaign=petition-515007-Communaute_internationale_UEMSE_GISM_PNUD_Communaute_Internationale_Madagascar_Non_a_corruption_de_notre_democratie&utm_term=vrBcnb%2Bfr

Le GTT INTERNATIONAL, collectif de la diaspora malagasy, dont le siège est à Genève (CH), poursuit un double objectif: la restauration de l'Etat de droit et le rétablissement de la Démocratie à Madagascar. Il prône et oeuvre pour la liberté d'expression, la prise de conscience citoyenne et la mise en place d'une vraie démocratie dont l'exigence première est la tenue d'un processus électoral inclusif, libre et transparent ".