mardi 21 novembre 2017

POUR GRANDE DIFFUSION !! A L'ENSEMBLE DE LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE

Interpellation de la Mission de suivi des élections à Madagascar

Au regard de la situation actuelle, force est de constater que la crédibilité du processus électoral pour les élections de 2018 est fortement compromise. La main mise du parti présidentiel sur tous les instruments électoraux laisse présumer que les conditions pour une élection libre et transparente seront loin d’être réunies. Les faits rappelés ci-dessous viennent attester nos propos :
-          Les futures élections s’appuient sur une Constitution (votée dans des conditions illégales), qui favorise l’accaparement de tous les pouvoirs. Cette situation imposée par le régime putschiste et fortement décriée pendant les élections de 2013 n’a pas été résolue.
-        La loi n°2015-020 du 19 octobre 2015 qui régit actuellement la CENI confirme le simulacre d’indépendance accordée à cette dernière. Pour preuve, la très grande majorité des membres sont des personnalités appartenant au camp présidentiel de par les modalités de leur nomination ou d’élection (art.15). Si bien que, aussi surprenant soit-il, le président de la CENI, lui-même désigné par le Président de la République, a appelé solennellement au respect de son indépendance. De plus, son financement dépend directement de l'Exécutif  (art. 106 et 108).
-          Les acteurs dans l’élaboration des listes électorales sont sous l’emprise de l’étau présidentiel à savoir : la soumission ou la suppression des subventions étatiques pour leurs communes ou encore, l’illégal remplacement des chefs fokontany les plus récalcitrants par des hommes du régime ;
-          Alors que la Constitution prévoit la démission du Président-candidat 60 jours avant le scrutin, pour être remplacé par le Président du Sénat, M. Rajaonarimampianina a usé d’un habile stratagème dans le but de garder la maîtrise des opérations pendant la période électorale, en propulsant son homme de confiance et chef de son parti HVM, à la tête du Sénat.
-          Le code de la communication adopté le 7 juillet 2016, donne le droit au Président d’interdire la création de nouveaux médias, de maintenir la fermeture, depuis le putsch de 2009, d’une centaine de stations de radio alors qu’en même temps, plusieurs médias acquis aux causes du régime voient le jour. La liberté d’expression demeure confisquée. Ainsi, les opposants seront privés de moyens d’expression pour mener à bien leur campagne.
-          Des arrestations arbitraires sont menées régulièrement à l’encontre des journalistes ou des civils.
-          Plusieurs prisonniers d’opinion croupissent en prison comme c’est le cas de Raleva, un défenseur de l’environnement.
-           Les opposants politiques font l’objet de pression permanente, à l’instar de l’ex-président Ravalomanana dont l’entreprise a été illégalement fermée.
-          La corruption généralisée, les détournements de fonds publics,  les trafics en tout genre, les pillages des biens privés et publics et l’insécurité généralisée constituent le quotidien des Malagasy dont, rappelons-le, la très grande majorité (71,5% selon le PNUD) se trouve déjà dans une situation d’extrême pauvreté.
-          La loi sur la réconciliation nationale du 13 décembre 2016 met en péril l’inclusivité pour les prochaines élections.

Au vu de ces éléments et pour assurer un processus paisible et apaisé,  nous demandons à la Mission de suivi des élections à Madagascar, qui se pose comme garante des prochaines élections, de revoir tout le dispositif du système électoral, notamment :
-          - garantir l’inclusivité pour les prochaines élections, également préconisée par le Parlement européen dans sa Résolution en date du 16 novembre 2017 ;
-         -  refuser le hold up électoral perpétré par le régime actuel en :
  exigeant la révision de la Constitution non acceptée par tous,
  exigeant un CENI dont les membres et le mode de fonctionnement soient acceptés par tous ;
  demandant l'ouverture de toutes les radios privées fermées après le coup d'Etat ;
  garantissant la liberté d'expression ;
  œuvrant pour la libération des prisonniers d'opinion ;
  garantissant le respect des droits civiques et politiques de tous les citoyens ;
  exigeant l’arrêt immédiat des pressions politique et économique sur les opposants.

Destinataires:
Nations Unies, Union Européenne, Union Africaine, SADC, PNUD, OIF, Représentations étrangères à Madagascar, CENI


************ ADRESSES MAIL DE DESTINATION ***********************



info@comesa.int;

Koen.VERVAEKE@eeas.europa.eu;


PNUD
CENI



Représentations étrangères à Madagascar
antananarivo.consular@dirco.gov.za,
antananarivo.admin@dirco.gov.za,
ukembant@simicro.mg,
Fax : (+261) 20 23 480 35 / (+261) 33 44 328 17
Fax 00261 / 20 / 22 266 27

vendredi 17 novembre 2017

Résolution du Parlement européen: un sévère réquisitoire contre le régime HVM


Résultat de recherche d'images pour "parlement européen logo"
Le 16 novembre 2017, le Parlement européen a adopté la Résolution commune déposée par plusieurs groupes parlementaires sur Madagascar.
C'est un sévère réquisitoire contre HVM car tous les agissements du régime y sont égrenés sans concession: crimes, atteintes aux droits de l'homme, trafics des ressources naturelles (Bois de rose, pierres précieuses, faune), corruption endémique, exactions extra judiciaires, atteintes aux libertés d'expression. Bref, le constat est sans appel, faisant du pouvoir en place un pouvoir répressif et totalitaire.

A l'adresse des autorités malagasy:
Le Parlement européen somme les autorités à prendre leurs responsabilités, en adoptant "toutes les mesures nécessaires pour garantir à leurs citoyens l'exercice de leurs libertés fondamentales et d'expression", à savoir notamment:
- abroger les éléments restrictifs du Code de communication;
- cesser les actes d'intimidation et de harcèlement à l'encontre des défenseurs des Droits de l'Homme;
- mettre en place des élections libres, transparentes et régulières, en d'autres termes point de NI NI.
Par ailleurs, le Parlement "invite" le régime à respecter l'indépendance de la Justice, autrement dit de cesser de s'immiscer, de donner des ordres à la Justice, bref de respecter le principe basique de tout pays se disant démocratique: la séparation des pouvoirs.

La charge est très lourde contre les autorités malagasy, Rajaonarimampianina et son équipe sont aux bancs des accusés. Leurs agissements, régulièrement dénoncés par les Patriotes, sont connus par la Communauté Internationale toute entière.

Que vont-ils faire à présent car il est inacceptable et inconcevable, voire criminel que "Madagascar soit le pays en paix le plus pauvre du monde" !! (Point H de la Résolution).
A qui la faute: aux 92% de la population vivant avec moins de 2USD/jour ou aux dirigeants cupides et corrompus ?

Lien utile:
http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//NONSGML+TA+P8-TA-2017-0445+0+DOC+PDF+V0//FR













jeudi 2 novembre 2017

Indice de la Faim dans le monde: Madagascar en situation alarmante (116è sur 119 pays)



(Source: http://www.ifpri.org/…/2017-global-hunger-index-inequalitie…
Selon le dernier Rapport de l'IFPRI sur l'état de la faim dans le monde, Madagascar se trouve dans la catégorie des pays "ALARMANTS" au même titre que le Yemen et le Soudan (d'ailleurs, Madagascar se classe derrière ces 2 pays).
Sommes-nous un peuple maudit condamné à subir tous les maux et malheurs du monde :
- Pauvreté extrême,
- Epidémie de peste,
- Faim,
- Corruption,
- Insécurité,
- ....
La situation est grave. Actuellement, les Malagasy sont en train de mourir à petits feux avec ces dirigeants incapables, irresponsables et cupides, occupés à concocter toutes les manoeuvres possibles et imaginables pour se maintenir au pouvoir. Si les Malagasy ne meurent pas de maladie, il mourront de la faim !!
C'est de la NON ASSISTANCE A PEUPLE EN GRAVE DANGER !!
PRENONS EN MAIN NOTRE DESTIN !!

vendredi 13 octobre 2017

Lettre ouverte à la Communauté Internationale, à la Mission de Suivi des Elections à Madagascar, au GIS-M, au PNUD



MADAGASCAR
Non aux terrorismes d’Etat et aux pillages des biens privés en vue d’intimider l’opposition
  
Depuis la crise de 2009,  Madagascar vit un régime totalitaire qui prolonge dangereusement le calvaire quotidien des 22 millions de Malagasy.

L’insécurité, le pillage de biens privés, l’intimidation grandissante de l’opposition règnent, la violation de la liberté d’expression est monnaie courante, notamment des journalistes mais aussi des privés s’exprimant sur les réseaux sociaux. Le terrorisme étatique constitue le quotidien des malagasy. A cela s’ajoute l’épidémie de peste  suite aux négligences du gouvernement.

 Le pays est classé actuellement parmi les plus pauvres de la planète. Depuis 2009 en effet, il n’a cessé de régresser passant de la 145ème (2009) à la169ème place (2015) sur 187 pays, selon le PNUD. Le niveau d’extrême pauvreté atteint 90% de la population.

Les élections de 2014, ont permis aux tenants du pouvoir putschistes de légaliser leur situation et d’imposer une constitution qui leur permet de s’accaparer  tous les pouvoirs.

La crédibilité du processus électoral pour les élections de 2018 est en péril. En effet, tous les instruments permettant une élection libre et transparente sont sous la mainmise du régime, à savoir :
·         Le CENI pour  son simulacre d’indépendance  dont les membres et le financement dépendent directement des tenants du pouvoir ;
·         - Les acteurs dans l’élaboration des listes électorales sont sous l’emprise des chantages du Président de la République : les subventions ne sont versées qu’aux seules communes proches du pouvoir, les chefs de quartier ou Fokontany élus sont directement remplacés par des personnalités nommées  par le pouvoir.
·         - Des arrestations arbitraires sont menées régulièrement à l’encontre des journalistes ou des civils;
·        -  Des villages entiers ont été pillés par des forces de l’ordre ou des bandits lourdement armés.

Aujourd’hui, le fleuron de l’industrie agro alimentaire nationale, TIKO, propriété privé du président Ravalomanana, déjà victime de pillage et de destruction par les putschistes en 2009, vient une nouvelle fois d’être attaquée par les forces de l’ordre lourdement armées, jetant dans la rue plusieurs centaines d’employés, dans un contexte économique très difficile (site d’Andranomanelatra).

En tant que garant de la crédibilité des prochaines élections démocratiques, nous vous demandons d’œuvrer pour :
·         - garantir la sécurité des biens et des personnes;
·         - sanctionner le gouvernement pour ces exactions;
·        -  garantir la mise en œuvre d’un processus électoral crédible.


  Destinataires:


Koen.VERVAEKE@eeas.europa.eu;
info@comesa.int;
registry@sadc.int;
president@europarl.europa.eu;
GUENGL-communications@europarl.europa.eu;
info@acp.int;
secretariat@coi-ioc.org;




Le GTT INTERNATIONAL, collectif de la diaspora malagasy, dont le siège est à Genève (CH), poursuit un double objectif: la restauration de l'Etat de droit et le rétablissement de la Démocratie à Madagascar. Il prône et oeuvre pour la liberté d'expression, la prise de conscience citoyenne et la mise en place d'une vraie démocratie dont l'exigence première est la tenue d'un processus électoral inclusif, libre et transparent ".