jeudi 19 septembre 2019

"Exécutions extra judiciaires à Madagascar" - Déclaration du CETIM lors de la 42è session de l'AG du Conseil des DH, Genève


QU’EST-CE QU’UNE EXÉCUTION EXTRAJUDICIAIRE ?
Le droit à la vie est le premier et le plus fondamental des droits des individus, sans lequel il est impossible de jouir d’autres droits. L’exécution extrajudiciaire, qui constitue une violation de ce droit, désigne un homicide commis délibérément par un agent d’État, ou avec son consentement, sans procès préalable offrant toutes les garanties judiciaires, telles qu’une procédure équitable et impartiale.
Les États ont l’obligation de promouvoir et de protéger le droit à la vie, et de traduire en justice les responsables d’exécutions extrajudiciaires. Pourtant, les Nations unies enregistrent un nombre croissant d’« homicides ciblés » perpétrés par les États, le plus souvent en réponse à des menaces terroristes, ce qui montre que la lutte doit s’intensifier.

La Déclaration universelle des droits de l’homme (1948)
Le Pacte international relatif aux droits civils et politiques (1966) Les Conventions de Genève (1949) La Convention européenne des droits de l’homme (1950) La Convention américaine relative aux droits de l’homme (1969) La Charte africaine des droits de l’homme et des peuples (1981)







lundi 26 août 2019

Avec le retour de Rajoelina au pouvoir, le népotisme gangrène l’Etat à tous les niveaux: le cas d’Antsiranana.




Cette définition trouve pleinement son sens dans la ville d’Antsiranana (Diégo Suarez), le fief de la famille du PM Ntsay, frère cadet de Cécile Manorohanta. En effet, la population veut dénoncer cette situation où les membres de la famille et les proches du PM jouissent d’une faveur qui ne s’applique guère aux simples fonctionnaires lors de recrutement au sein des instances administratives locales. Résultat: plusieurs postes clé sont occupés par ses proches. 
Pour preuve, voici quelques  faits avérés concernant deux principales administrations :

Université d’Antsiranana:
·        Nomination comme doyen titulaire de la Faculté DEGS de Mme Dominique Josie VOLARAVO qui n’est autre que sa nièce (fille de MANOROHANTA Cécile), alors qu’elle ne possède même pas les compétences requises. Devant cette irrégularité grave, le doyen sortant compte saisir le Conseil d’Etat. Notons également que Mme MANOROHANTA Cécile était vice-PM en charge de l’Intérieur sous la Transition avant d’être “élue” Présidente de l’Université d’Antsiranana (en 2016). 
·        “Election” de RATSARAMODY Justin (mars 2019) au poste de Président de l’Université pour succéder à Manorohanta Cécile. Le nouveau Président n’est autre que le beau-père d’un des enfants Ntsay. 
·        Clercy NTSAY (fils de Christian Ntsay, le PM) occupe le poste de directeur de l’ISAE (Institut Supérieur d’Administration des Entreprises) - Antsiranana (depuis avril 2019).
·        Il est à rappeler qu’en en 2016, Manorohanta Cécile a placé son parent proche,un général à la retraite, Adakalo Germain comme directeur administratif et financier de l’Université d’Antsiranana, au grand dam des universitaires. 

La police nationale
Autre secteur noyauté par la famille et les proches du PM est la police nationale:
·   Le commissariat central est dirigé par son frère Ntsay Louis Ignace depuis mars 2019;
·       un autre neveu, alors simple stagiaire, est nommé commissaire du premier arrondissement d’Antsiranana, au grand dam des autres fonctionnaires plus anciens et promouvables.

Par ailleurs, d’autres secteurs sont également concernés comme celui de la construction navale où un des frères, Louis Abel Ntsay, ancien président de la Fédération nationale de basket, est le DG de la SECREN depuis l’accession au pouvoir de Rajoelina en 2010.
Au vu des faits précités, la conclusion est claire. Toutes ces nominations sont loin de respecter les règles en vigueur. Ce qui prévaut dans la ville d’Antsiranana est bel et bien du favoritisme, copinage, bref du népotisme à grande échelle qui s’accompagne nécessairement de magouille et de corruption. Diégo Suarez et sa proche région est-elle devenue une propriété privée de la famille Ntsay ? 
Une telle pratique est évidemment scandaleuse car il y a une volonté manifeste de verrouiller les emplois de la haute fonction publique locale voire régionale, avec comme conséquence une société figée sans espoir de mobilité sociale qui est l'un des fondements même de la démocratie. C’est aussi un moyen pour faire main basse sur l’argent du peuple malagasy qui, la grande majorité, s’enfonce davantage dans une spirale vertigineuse de la pauvreté. 
Le cas dénoncé est celui qui prévaut à Antsiranana mais c’est certainement la réalité dans nombre de régions de la Grande Ile, avec la caution de ceux qui sont au plus haut sommet de l’Etat. Népotisme, copinage, favoritisme, magouille et trafics en tout genre sont la marque de fabrique de ce régime, doit-on le rappeler ?

GTT Inter Ge

jeudi 25 juillet 2019

Détournements de fonds publics: COLOSSAUX et une pratique quasiment généralisée selon un rapport. de l'Etat.

Selon le Rapportl'opération est d'une ampleur colossale, ce qui explique l'état de pauvreté permanente du pays: 
- 2,3 millions d'€ détournés pour seulement une partie de l'année 2017, 
- 25 ministères concernés,
- 300 personnes impliquées.
Autant dire que c'est une pratique généralisée dans l’administration, un véritable pillage du pays en bande organisée à tous les niveaux. 
Que ce rapport ne restera pas lettre morte ou, comme d'habitude avec ce pouvoir, un simple effet d’annonce. Que des sanctions exemplaires soient prises contre les responsables à tous les niveaux, contre ces pilleurs de la Nation. Ce sera l'occasion pour restaurer la confiance de la population. 
GTT Inter

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Madagascar: un rapport de l'État pointe des détournements d'argent colossaux

Plus de huit milliards d’ariary, soit environ 2,3 millions d’euros de deniers et biens publics ont été détournés en 2017, conclut un rapport publié par la Direction générale du contrôle financier. Des détournements qui ont eu lieu dans 25 ministères.

La gestion des finances publiques malgaches est peu reluisante. Pas moins de 300 personnes sont impliquées dans ces détournements colossaux : fournisseurs, responsables de marchés publics, comptables mais aussi membres de cabinets et hauts fonctionnaires de l’État.
« Ces irrégularités ont été constatées notamment dans le domaine de la construction de bâtiments. Nous avons relevé des livraisons fictives de biens, fournitures et matériels. Nous allons poursuivre nos contrôles dans les zones enclavées car c’est là qu’il y a de nombreux risques de détournement », explique Gilles Rabearinosy, directeur général de cette institution rattachée au ministère des Finances.
Les sommes détournées pourraient être plus importantes puisque l’institution n'a pu contrôler que 15% des dépenses publiques de 2017 faute de moyens. Un rapport rendu public qui a aussi pour but de dissuader les fonctionnaires actuels de détourner biens et deniers de l’État.
« C’est la première fois qu’on présente un rapport mais nous allons continuer. Cela permet de mettre en garde les acteurs budgétaires, les responsables des marchés publics, les gestionnaires d’activités et les comptables. Ils sauront que s’ils font ça, il y a des sanctions pénales qui les attendent. »
Des sanctions qui vont d’une simple amende en cas de mauvaise gestion jusqu’à une peine d’emprisonnement en cas de vol ou de détournement avéré. Plusieurs dossiers sont déjà entre les mains du Bureau anti-corruption pour enquête.




lundi 22 juillet 2019

Sud de Madagascar : attaque d’un village par les forces de l’ordre, passée sous silence

Il est de notre devoir en tant que citoyens et patriotes de dénoncer avec gravité les agissements criminels perpétrés par les forces de l’ordre dans le sud du pays.
Sous le prétexte officiel de lutter contre le banditisme (les Dahalo – voleurs de zébus), les forces de l’ordre mènent de vraies opérations militaires et procèdent en toute impunité à des exécutions sommaires, des actes de torture et de destruction de villages.
Les faits selon les témoignages des villageois :
Le 28 juin au matin, les gendarmes bien équipés en armes sont entrés, tirs en l’air à l’appui, dans le village de Soahazo, commune d’Ivahona et district de Betroka. Les villageois apeurés ne comprennent rien de ce qui leur arrive. Les forces de l’ordre ont donc commencé à mener leurs exactions. Le bilan est lourd : une personne âgée (un Ray amandreny – un sage) de 70 ans est exécutée ainsi qu’un adolescent handicapé mental de 14 ans (Journal Basy vava), des habitations incendiées, les réserves de vivres détruites.
Selon la gendarmerie, le village est un repaire des dahalo où quelques 400 zébus volés s’y trouvaient, ce que réfutent catégoriquement les habitants.
Inutile de dire qu’après le choc traumatique consécutif à un tel événement, les villageois sont furieux et demandent maintenant aux autorités que la lumière soit faite autour de ce massacre.
Zones riches en ressources naturelles
Rappelons que depuis la période de transition, c’est toujours le même mode opératoire qui est utilisé par les autorités dans cette région pour chasser les villageois de leurs terres, à savoir intimidation par tous les moyens les plus atroces notamment des exécutions sommaires, tortures, destruction du village et de tous leurs moyens de subsistance. Avec les opérations successives menées dans la région depuis 2012, on dénombre plusieurs centaines de victimes, civils, bandits voleurs de zébus et éléments de force de l’ordre confondus. Et cela ne cesse point !
Précisons également que les localités concernées par ces massacres sont situées dans des zones dont le sous-sol est d’une richesse exceptionnelle, objet de convoitise pour tous les prédateurs. En plus de l’élevage de bovins, les ressources minérales sont importantes et variées : elles comprennent des minerais industriels (uranium, mercure, terres rares, ilménite), des pierres précieuses et semi-précieuses (saphir, émeraude, cristal de roche, …), de l’or mais aussi du diamant de très haute qualité.
Face à ce drame, le gouvernement doit faire toute la lumière sur les exactions de Soahazo, ce que demandent les victimes concernées. Le gouvernement doit également prendre ses responsabilités pour assurer la sécurité humaine de tous les malagasy. Au lieu de terroriser les villageois de la région, il ferait mieux de lutter vraiment contre les vrais trafiquants de zébus et de ressources naturelles ainsi que les accapareurs de terres. Il y va de l’intérêt supérieur de la Nation.

GTT International – Genève

      

mercredi 6 février 2019

MADAGASCAR: Défaite de la démocratie et victoire du Hold up électoral applaudi par la Communauté Internationale

Lettre ouverte à la Communauté Internationale


Madagascar est l’énième pays d’Afrique où le système électoral est cyniquement organisé pour un faux-semblant de démocratie. En Afrique, il suffit qu’il y ait élection pour qu’on claironne le terme de “démocratie”. En réalité, le peuple vote mais ne choisit pas !! N’est-ce pas au fond une insulte à la démocratie et donc au peuple malagasy?

Madagascar n’échappe pas à la règle lors des dernières élections où des fraudes massives quasi-généralisées et irrégularités graves, cautionnées par la CENI et la HCC, ont été constatées dans plusieurs circonscriptions. Car, ni l’une ni l’autre ne voulait rien savoir concernant les demandes de recomptage des voix et les multiples requêtes en annulation demandées par le camp adverse.

Tout a donc été organisé pour légitimer et imposer le putschiste Rajoelina au peuple malagasy par un simulacre d’élections. Rappelons que dans les faits, cet individu est reconnu internationalement coupable de crimes et de paupérisation croissante des malagasy.

En réalité, le pays n’est jamais sorti de la longue et inédite crise politique et socio-économique depuis le putsch sanglant du 17 mars 2009 perpétré par Andry Rajoelina et consorts et unanimement condamné par la Communauté Internationale.

Le gouvernement est composé de plusieurs tenants du pouvoir ayant largement participé au coup d’Etat et par ailleurs poursuivi par l’institution BIANCO pour les détournements de fonds.


Nous accusons  les pays membres de la Communauté Internationale et notamment la France d’avoir participé financièrement et organisationnellement ( via le projet SACEM) à un système électoral empreint de fraude.

Les multiples interpellations de la société civile sur le hold up électoral et les récentes fraudes massives des dernières élections ont été largement ignorés.

Au contraire, les média étrangers ont été honteusement utilisés pour propager scandaleusement que “tout s’est bien passé” et Andry Rajoelina est “légitimé”

Le pays s’enfoncera encore plus dans cette crise dès lors qu’aucune stabilité et sécurité ne seront garanties pour les 5 autres prochaines années.

Considérant que Madagascar est toujours victime de la continuation d’un régime putschiste, maintenu depuis près de 10 ans, nous tenons à rappeler à l’ensemble des bailleurs (institutionnels ou étatiques) que les fonds que vous accordez à "l’Etat malagasy", ne peut pas être opposable au peuple malagasy.

Etant donné qu’il n’y a plus d’Etat de droit à Madagascar depuis 2009,  toute aide ou accord conclu constitue une forme de reconnaissance du régime en place et de complicité indirecte avec Andry Rajoelina et son régime criminel et pilleur.

mardi 1 janvier 2019

Nouvelle année 2019

Le GTT International-Genève présente ses voeux patriotes les plus sincères. 

Puisse cette nouvelle année apporter paix et bonheur à nous tous et à notre chère Patrie.


Le GTT INTERNATIONAL, collectif de la diaspora malagasy, dont le siège est à Genève (CH), poursuit un double objectif: la restauration de l'Etat de droit et le rétablissement de la Démocratie à Madagascar. Il prône et oeuvre pour la liberté d'expression, la prise de conscience citoyenne et la mise en place d'une vraie démocratie dont l'exigence première est la tenue d'un processus électoral inclusif, libre et transparent ".