mardi 18 juin 2013

Lalao Ravalomanana et sa vision par reuters


By Modernghana.com

Madame Ravalomanana, presidential candidate for the Mouvance in Madagascar, has given her first interview since the publication of her presidential pledge with the internationally recognised news agency Reuters. In the interview Lalao Ravalomanana spoke out about her vision for Madagascar and her motivations for running, refuting suggestions that she was running on behalf of her husband.

"I am my own person. I will be the president. It will be his turn to run the company," said Madame Ravalomanana, who managed Tiko when her husband was president and further repudiates the suggestion by stating: "it would be impossible for a married couple to run a country together."

She spoke about her dreams for Madagascar by relating: "as a woman, my aim is to give the Malagasy people the spiritual food they need since we are made of flesh, we must also talk of food for the body.' To achieve this Madame Ravalomanana counts on international help, explaining that "as soon as the foreigners see that there is peace, security, that we are making a difference, they will come back, their hearts are not made of stone."

As a practising Protestant Christian, faith guides a large part of her motivations. "This call came from God," she explains, "when you know how to work with the people, to share with them the fruits of growth, I know that there will be justice in this country." It is this trust in her people and her country, which also drives her presidential ambitions.

Editor's Note: 

Madame Lalao Ravalomanana is the Presidential Candidate for the Mouvance Ravalomanana, a growing coalition of political parties dedicated to bringing a secure, peaceful and prosperous future to Madagascar. For high resolution images free to download, visit the Mouvance Ravalomanana Flickr page: [www.flickr.com]
For press enquiries, please e-mail press@ravalomanana2013.com or call 00261 34 07 200 77 . 

Communiqué officiel du Sommet extraordinaire de la SADC - Maputo, 15/06/2013


Communique SADC- 15 JUIN 2013  EN





http://www.sadc.int/documents-publications/show/2082



samedi 15 juin 2013

FFKM - Fihaonana an-tampony : Tsy maintsy eo Ravalomanana

Fampihaonana ireo Filoha efatra nifandimby

Tsy manaiky ny filoham-piangonana fa tsy maintsy eo Ravalomanana

Amin’ny 9 jolay ho avy izao no mety hotanterahina eto an-drenivohitra ny fihaonan’ny Filoham-pirenena 04. Tsikaritra ho mankany amin’ny fampihaonana ny Filoham-pirenena 4 hatrany ny famahana ny krizy. Hatramin’ny omaly dia mbola tsy nisy aloha ny daty ôfisialy hanatanterahana io fihaonana io. Nandrenesam-baovao fa saika notanterahina tamin’ny alatsinainy lasa teo izy io, saingy nilaza ho tsy afaka indray ny iray tamin’izy ireo hany ka tsy tanteraka. Taorian’izay dia nahazoam-baovao fa tsy maintsy niala teto Madagasikara, noho ny adidy aman’andraikiny ny Filoham-piangonana roa. Ny daty vaovao mbola tsy ôfisialy re omaly dia amin’ny 9 jolay indray vao mety ho tanteraka ny fihaonana, ary eto an-drenivohitra fa tsy any Nosy Be, araka ny feo mandeha, no hotanterahina izany. Teo anelanelan’izay dia nandeha ny adihevitra fa tsy hampodiana ny Filoha teo aloha, noho izany, hotanterahina amin’ny alalan’ny “video conference” ny fifampidinihana. 
    Nitsipaka ny Filoham-piangonana!
Voalaza fa nitsipaka marindrano izany ny Filoham-piangonana. Antony, rehefa hihavana, hoy izy ireo, dia tokony hifanatrika. Midika izany fa amin’ny fotoana hanatanterahana ny fampihaonana ny Filoham-pirenena 04 dia tsy maintsy miverina an-tanindrazana ny Filoha teo aloha Marc Ravalomanana. Na dia heverina fa mbola ho sarotra aza ny hahanteraka izany dia tsikaritra ho mizotra mankany amin’ny fanatanterahana ny fehin-kevitra tapaka, niaraka tamin’ny FFKM, teny amin’ny CCI Ivato ny famahana krizy. Ny dikany, tsipatsipaky ny miala aina avokoa ny fanapahan-kevitra tsy mifanaraka amin’ny lalàna mbola raisin’ny mpitondra ankehitriny. Ny fanontaniana mipetraka fotsiny dia hoe mbola hiandry firy andro sa firy volana indray ny vahoaka efa difotry ny fahasahiranana, na ara-batana na ara-tsaina, vokatry ny fahantrana sy ny fitaintainana isaky ny mifoha maraina?
V.R.

dimanche 9 juin 2013

CRISE MALAGASY: Un bilan sans appel de la Banque Mondiale

Madagascar : chiffrer les coûts de la crise politique

Felana Rajaonarivelo

LES POINTS MARQUANTS
  • À Madagascar, quatre ans et demi de crise politique ont prélevé un lourd tribut sur l’économie et la population malgaches.
  • Plus de 92% de la population vit avec moins de deux dollars par jour et le taux de pauvreté a fortement augmenté
  • Seule une sortie durable de l'impasse politique permettra au pays de renouer avec la croissance et le développement.

Antananarivo, le 5 juin 2013_  Madagascar est un pays dont le potentiel économique est énorme. Avant la crise, la croissance économique de Madagascar était en moyenne de 5% par an. Toutefois, pendant la période 2009-13 la croissance a été nulle. En prenant comme référence une croissance annuelle de 5%, le PIB en 2013 aurait été de 20% au-dessus de son niveau actuel, ce qui aurait représenté 8 milliards de dollars supplémentaires pour l’économie malgache.
La crise politique a éclaté en 2009 lorsque Andry Rajoelina (alors maire d’Antananarivo, la capitale) a pris le pouvoir de manière non constitutionnelle, fait rejeté par la communauté internationale. Cette crise politique et l'énorme incertitude qu’elle fait peser sur les investissements privés ont mis un coup d’arrêt à l'élan économique de Madagascar et les indicateurs économiques et sociaux sont à la baisse.
Des années de développement socio-économique perdues
  • Avec une économie au point mort, le revenu par habitant a chuté : Madagascar a connu une forte croissance démographique (2,9%), la population ayant augmenté de plus de 3 millions de personnes de 2008 à 2013. Avec un revenu national qui stagne,  le revenu par habitant en 2013 est retombé à son niveau de 2001.
  • La pauvreté a fortement augmenté: Les premières estimations indiquent que, de 2008 à 2013, la proportion de la population vivant sous le seuil de pauvreté (qui était déjà élevée avant la crise) a sans doute augmenté de plus de 10 points de pourcentage. Aujourd’hui, plus de 92% de la population vit avec moins de 2 dollars PPA (parité de pouvoir d’achat) par jour ce qui fait de Madagascar l’un des pays les plus pauvres au monde.
  • Les indicateurs  sociaux se sont détériorés : en dépit de l'aide liée à la crise dans les secteurs sociaux, selon les estimations le nombre d'enfants non scolarisés a peut-être augmenté de plus de 600.000. La malnutrition aiguë des enfants reste un problème critique. Dans certaines zones, elle a augmenté de plus de 50%. De nombreux centres de soins de santé ont été fermés, et les parents pauvres ont dû assumer une lourde part du coût de scolarisation de leurs enfants, en raison de la défaillance du financement étatique. Cette évolution hypothèque le bien-être des générations futures. À ce jour, Madagascar ne sera pas en mesure d’atteindre la plupart des Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD) d'ici 2015, même ceux qui avaient été jugés, avant la crise, potentiellement réalisables (tels que la réduction de la mortalité infantile, l’augmentation du taux net de scolarisation et d'achèvement dans le primaire, ainsi que l’élimination de l’extrême pauvreté).
  • Les finances publiques sont de plus en plus sous pression: Le maintien de la stabilité macroéconomique a dû se faire sous une pression croissante. Les recettes fiscales sont en baisse, la fraude fiscale a augmenté, et la capacité à maintenir le niveau des dépenses globales est remise en cause en raison des pressions politiques, des grèves et des chocs. Même si la gestion macro-économique reste prudente, le transfert des coûts d’assainissement d'une situation fiscale affaiblie au prochain gouvernement est un risque réel.
  • L'aide étrangère reste en sourdine: L'aide officielle sur la période 2009-13 a chuté d'environ 30%, avec une proportion importante transférée vers des programmes humanitaires, ce qui soulève la question de leur pérennité.
  • L’infrastructure s'est détériorée: En plus des dégâts causés par les cyclones, des coupes budgétaires sévères en matière d'investissement et de maintenance ont aggravé la dégradation des routes et des infrastructures d’eau et d'électricité ce qui entrave la croissance à moyen et à long terme de l'économie malgache.
  • La capacité d’adaptation aux chocs exogènes est gravement compromise: les risques actuels liés au contexte économique mondial, en particulier en Europe, augmentent la vulnérabilité de l'économie malgache, compte tenu de sa dépendance aux exportations et au tourisme. Le pays est aussi très vulnérable aux catastrophes naturelles (tels que les cyclones de 2008 et 2012). La crise politique est devenue un obstacle majeur qui empêche de faire face à ces chocs et d’en atténuer l’impact.
  • La résilience de l'agriculture a contribué à éviter une crise alimentaire jusqu'ici, mais de nouveaux risques sont apparus: l'invasion acridienne en cours menace la production agricole et la sécurité alimentaire. La FAO (Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture) estime que jusqu'à 60% de la récolte de riz est menacée. La crise politique représente un obstacle à la mise en place d'une réponse appropriée.
  • Les problèmes de longue durée en matière de gouvernance à Madagascar ont été exacerbés: l'affaiblissement de l’état de droit, l'insécurité croissante, la mauvaise gouvernance dans l'exploitation des ressources naturelles (bois de rose, or, pierres précieuses), des progrès limités sur le front anti-corruption et la faible transparence dans la gestion des ressources publiques sont des problèmes que la crise n’a fait qu’aggraver.
  • La résilience du secteur privé au cours des premières années de  crise est de plus en plus mise à l’épreuve : Il y a eu peu de nouveaux investissements nationaux ou étrangers. Le manque de dynamisme économique global, les problèmes croissants d'infrastructures  (notamment, l’état des routes et l'accès à électricité), ainsi que la détérioration de l'environnement de la gouvernance nuisent aux perspectives de croissance  à court et à long terme du secteur privé. Aucune création importante d'emplois n’a pu, ou ne  pourra, avoir lieu dans ce contexte.
Madagascar était déjà parmi les pays les plus pauvres du monde avant le début de la crise, et celle-ci n'a fait qu'empirer les choses. La crise détourne l'attention d’un ensemble de défis cruciaux, hypothéquant ainsi l'avenir des citoyens malgaches. Une résolution politique de la crise est donc urgente. Le premier tour des élections présidentielles devait avoir lieu le 24 juillet  prochain mais vient d’être reporté au 24 août par le gouvernement de transition. 

mardi 4 juin 2013

Conférence donnée par Naika Eliane à l’ONU Genève sur les conflits oubliés




Le lundi 3 juin, invitée spéciale de la Ligue Internationale des femmes pour la paix et la liberté, Naika Eliane est intervenue  à l’ONU Genève sur le conflit Malgache et ses conséquences qui sont trop souvent oubliées par la presse internationale.

Elle a mis en exergue les violations des droits de l’homme à Madagascar et notamment dans le sud, les exécutions extrajudiciaires commises par la police politique, les pillages des biens privés et attaques commises par des milices armées, les dizaines de villages brûlés, des milliers de villageois en déplacement forcé vers la forêt et les villes.

Concernant le processus de sortie de crise : Naika Eliane a tenu à expliquer l’illégalité dans laquelle se lancent des pays membres de la communauté internationale en empêchant les seuls candidats officiels de l'opposition  et notamment Lalao Ravalomanana.

Elle a dénoncé l’implication de la France dans la crise politique.

Face à la circulation massive d’armes de guerres utilisées contre la population, Naika Eliane a fait appel à l’ONU de faire cesser la vente d’armes vers Madagascar et de mener des enquêtes indépendantes pour déterminer les commanditaires de ces attaques.

Concernant la candidate Lalao Ravalomanana, Naika Eliane interpelle l’ONU sur le respect des droits civiques et politiques de tous les malagasy sans exeption. Elle s’étonne du silence de la Communauté Internationale pour les candidats sanctionnés par l’Union Africaine suite au coup d’Etat de 2009.

Naika Eliane interviendra très probablement encore en plénière sur ce sujet brûlant. Elle a profité de son passage à l'ONU pour donner une conférence de presse à l'endroit des journalistes présents à l'ONU

GTT International - Collectif de la diaspora Malagasy
15 rue des savoises
1205 Genève - CH






lundi 3 juin 2013

MADAGASCAR - Lettre ouverte aux autorités allemandes et à la Communauté Internationale: CESSEZ DE SOUTENIR LES PUTSCHISTES !!


Malagasy Mandresy, Madagasikara Afaka
Peuple Malagasy Gagnant. Madagasikara Libre
Winner Malagasy People. Free Madagasikara


MADAGASCAR
Lettre ouverte aux autorités allemandes et à la Communauté Internationale

Cessez de soutenir les putschistes !


Par cette lettre, nous voulons exprimer notre vive réaction contre les propos tenus par M. le Chargé d’affaires de l’ambassade d’Allemagne, Ulrich Hochschild, qui sonnent comme une véritable provocation dans un contexte politique et sociale déjà très tendu.

En effet, dans son interview, M. Hochschild accuse, sans nuances, Mme Lalao Ravalomanana, M. Didier Ratsiraka et Andry Rajoelina d’être à l’origine de la situation chaotique actuelle et leur demande de retirer leur candidature. Pire, il a même l’outrecuidance de parler, et ce au nom de la Communauté Internationale, « de sanctions ciblées » à leur encontre.

Soyons clair. A travers vos déclarations partisanes, vous avez fait preuve, M. le Chargé d’affaires, d’une cécité voire d’une mauvaise foi flagrante. Vous, comme l’ensemble de la Communauté Internationale, n’êtes pas sans savoir que :
·         c’est Rajoelina qui a rompu son engagement solennel de ne pas se présenter à l’élection présidentielle,
·         c’est encore lui qui a déposé tardivement sa candidature, néanmoins validée par la CES qui, de fait est rendue complice de cette manigance et perd toute sa crédibilité,
·         c’est lui enfin qui foule aux pieds la feuille de route en refusant de quitter ses fonctions 60 jours avant la date prévue du scrutin.

En somme, Rajoelina continue de se comporter en voyou et règne en maître au mépris de tout le monde, comme il a toujours fait pendant plus de 4 ans. Les « sanctions » doivent d’abord s’appliquer aux 109 personnes qui ont participé au putsch dont leur chef Rajoelina, conformément à la décision de l’Union Africaine. De plus, en vertu des Accords de Cotonou, Rajoelina ne doit même pas faire acte de candidature aux élections présidentielles. Mais, la Communauté Internationale est restée passive face à ces mesures.

Aussi, nous récusons toutes les accusations portées notamment sur la candidature de Mme Lalao Ravalomanana qui, rappelons-le, a rempli toutes les conditions de formes et de fond requises, d’où sa validation par la CES. Lui demander de retirer sa candidature est non seulement illégal mais relève d’une absurdité déconcertante.

Pourquoi cet acharnement [de la Communauté Internationale] à vouloir à tout prix empêcher les Ravalomanana de se présenter devant le peuple ? N’est-ce pas en contradiction flagrante avec les fondements de la démocratie ?
Mme Lalao Ravalomanana a été choisie à l’unanimité pour représenter le peuple légaliste et personne, ni aucun pays ne doit lui imposer un autre candidat. On lui a déjà spolié la victoire le 17 mars 2009, et maintenant, grâce à des manœuvres malsaines, on veut l’obliger à voter sans choisir, comme si les 4 longues années de totalitarisme ne suffisaient pas.

Aussi, au nom du peuple Malagasy souverain et pour une sortie de crise rapide, nous demandons fermement et solennellement à la Communauté Internationale de :
  • cesser toutes formes d’ingérence et de discrimination autour de ces élections,
  • cesser toute tentative ou manœuvre visant à évincer des candidats à la course à la magistrature suprême notamment Mme Lalao Ravalomanana,
  • mettre fin à toute forme de complaisance vis à vis des putschistes,
  • respecter scrupuleusement le droit des Malagasy de choisir librement leur futur dirigeant,
  • arrêter de prendre en permanence en otage le peuple Malagasy,
  • d’appuyer et accompagner par tous les moyens la mise en œuvre des recommandations issues de la concertation nationale initiée par la FFKM qui sont en grande partie en cohérence avec les mesures d’apaisement attendues par le peuple Malagasy.

Nous voulons enfin mettre en garde la Communauté Internationale mais aussi tous les acteurs politiques malagasy de l’extrême gravité de la situation actuelle qui se trouve dangereusement au bord de l’explosion sociale. Les Malagasy n’accepteront jamais que l’on bafoue leur choix.

Seules des élections libres, transparentes et acceptées par tous sont les gages d’une sortie de crise honorable. Faute de quoi, ce serait inévitablement le début d’un nouveau cycle d’instabilité.


Genève, le 3 juin 2013


GTT INTERNATIONAL – GENEVE



Destinataires :

SADC
UA
UE
Parlement Européen
ONU
Autorités françaises

Représentations étrangères à Madagascar



mardi 28 mai 2013

MADAGASCAR : COUP D’ETAT PERMANENT CAUTIONNE PAR LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE ?


17 mars 2009 : le maire d’Antananarivo s’empare, avec des complices avides de pouvoir, des rênes de l’Etat à Madagascar après avoir organisé une série d’opérations insurrectionnelles sanglantes et destructrices. Quelques mois plus tard, après avoir suspendu la constitution ils violentent et bousculent institutions réduites à la soumission et population sous le joug pour faire adopter, moyennant manipulations pseudo-juridiques et tours de passe-passe politiques, une prétendue nouvelle constitution pour une non moins chimérique IVème République. Le tout sans légitimité populaire ni légalité.
L’ensemble est prestement adoubé par une Haute Cour Constitutionnelle qui n’a ce nom que parce qu’il figure au fronton de l’institution alors même que ses membres, à commencer par son président, se couchent sur les principes dont, pourtant, ils ont la garde et qu’ils ont le devoir d’imposer. Que dire, pour ce qui la concerne, de cette masse de généraux ployant soudainement sous de lourdes étoiles vite acquises, qui jouent les forts en gueule pour entraîner des troupes entières sans conscience dans des opérations destinées à impressionner et à terroriser pourvu qu’elles aboutissent à satisfaire les usurpateurs ? La Justice n’est pas en reste puisque sous la baguette d’une ministre théoriquement en charge de la garde des sceaux, parquetiers et juges s’empressent de dévoyer les règles élémentaires pour trancher dans le vif, pourvu que la célérité soit assurée.    
Mais, la pratique constante de la forfaiture, dont l’évocation des autres manifestations sur le plan interne serait trop longue,  ne s’arrête point là. En effet, sur le plan international elle ne brille pas moins par sa gravité. Les accords conclus sous l’égide de la communauté internationale à Maputo à deux reprises, ceux d’Addis-Abeba et de Gaborone, lesquels mettaient en place dans de pénibles conditions les institutions d’un régime de transition devant au moins sauver les apparences, sont immédiatement violés par les mêmes usurpateurs de pouvoir. L’obstination de cette communauté internationale à vouloir leur donner des habits présentables relève d’autant plus d’une naïveté coupable que, ici également, la constance de la forfaiture à ce degré de gravité atteint l’intolérable.  
Passons sur les multiples reniements de la parole donnée et sur les parjures allègrement commis par celui-là même qui n’hésite pas même à endosser les habits, les parures et le cérémonial autrefois dévolus aux souverains de l’époque royale. Lui et ses soutiens ne s’embarrassent plus de rien pour se parer des attributs de la souveraineté nationale pour braver, voire narguer, cette même communauté internationale en violant conventions, accords et engagements internationaux. L’avant dernière en date est la décision du putschiste en chef de se présenter à l’élection présidentielle prévue en juillet 2013, ce en dépit de son renoncement solennellement acté par la communauté internationale quelques mois auparavant, ses autres soutiens faisant de même alors même qu’ensemble ils sont sanctionnés individuellement par cette même communauté internationale dès février 2010, et que la règle impérative et d’application immédiate à tirer des textes référentiels partagés par tous au sein de la communauté des nations est d’interdire à tout auteur de coup d’Etat de se présenter à une quelconque élection.     
La réalité qui crève les yeux est que cet homme, Andry Rajoelina, et ses soutiens ont toujours manœuvré pour confisquer à jamais le pouvoir à leur seul profit. Dans cette finalité, ils manoeuvrent aujourd’hui pour faire capoter le calendrier électoral et pour forcer les évènements, l’objectif immédiat étant, avec l’aide d’une armée qui a perdu tout sens de l’honneur, de créer les conditions d’une situation d’urgence justifiant leur maintien afin de rétablir l’ordre  – c'est-à-dire leur « ordre » - !...
Devant de telles évidences, devant de tels traitements vexatoires, devant de telles violations et inconséquences, devant un tel déferlement d’irresponsabilités répétées, face à de tels fauteurs de troubles, autant de manquements et d’actes qui sont constitutifs des pires incriminations, comment imaginer un seul instant que la communauté internationale n’ait pas conscience de servir involontairement de caution de par sa pusillanimité ?
Une réaction rapide – que dire ? sans délai ! - de sa part est requise. A défaut, l’Histoire retiendra que la communauté internationale a cautionné à Madagascar un coup d’Etat permanent. Ceci devrait éveiller chez certains une réactivité plus grande encore, avec l’urgence de la conscience, en espérant qu’elles en appellent à leur propre souvenir ; nous voulons parler de cette France prompte à adopter la posture du Juste. Alors, qu’elle se souvienne, en ces temps de l’alternative socialiste, de la formule célèbre d’un certain François Mitterrand qui, voulant pourfendre le magistère gaullien, pointait d’un doigt réquisitorial un « Coup d’Etat permanent ».     


                                                                                   Rabesaina 

Le GTT INTERNATIONAL, collectif de la diaspora malagasy, dont le siège est à Genève, poursuit un double objectif: la restauration de l'Etat de droit et le rétablissement de la Démocratie à Madagascar. Il prône et oeuvre pour la liberté d'expression et le retour du Président élu Marc Ravalomanana, gage d'une transition consensuelle incluant tous les acteurs de la vie politique Malagasy. Le GTT INTERNATIONAL appuie la mise en place d'un processus électoral libre et transparent ".